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Que faire quand on n'a pas la conscience tranquille et que l'on est pris en flagrant délit ? On se rend. Bubulle l'a bien compris et malgré ses trois mois, sait qu'il a intérêt à se tenir à carreau. Oh, en matou matois m'as-tu-vu, il en profite pour exhiber son ventre tacheté, connaissant le pouvoir ravageur d'un tel atout. Il joue de ses côtés aguicheurs, de son regard de feu et surtout de ses oreilles surdimensionnées. Il est confiant. Il attendra son heure, tapi dans la quiétude d'un univers domestique qui ignore encore à qui il a affaire et qui l'accueille avec la générosité que son jeune âge semble mériter. Son regard cependant en dit long sur son appétit de fauve et trahit ses intentions guerrières. Sa vengeance sera terrible... Le canapé n'a qu'à bien se tenir, et le ficus est déjà mort !
[Bubulle, août 94]
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Illustration de fond : Stupa de Swayambunath, Népal - Maître Po©
Tss même pas d'article sur Montréal ;)lol
H-4... Ça se précise !
Et le mien est plus que câlin, c'est une bouillotte vibrante en soie sauvage ;-)
Et les tiens sont pas mal non plus ;-)
Je ne me souvenais plus du titre de l'article, mais c'est bien le même qui me venait à l'esprit en revoyant la photo dans le diaporama...
Quel abandon, quelle confiance !!
;-)
Merci !
Et il a disparu quand, notre ami Ben ? ;-)
Compte sur moi, Lili ;-)
Merci, Eve ;-)
C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.
Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.
Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.
Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l'on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.
Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.
Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.
Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.
Edmond Rostand
Tendres pensées...;-)
:D
Et il m'a choisi comme maître ;-Þ