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Publié par Maître Po

Gainsbourg et Gainsbarre

Signé par une Chloé qui restera inconnue, la phrase finale de Melody Nelson était écrite sur le mur entre une déclaration en japonais et un portrait peint au pochoir, parmi tant d'autres inscriptions, tant d'autres dessins, à l'envi, jusqu'à l'ennui...

Gainsbourg et Gainsbarre

Cet après-midi, j'errai, livré à moi-même dans un Paris désert... euh... non, c'était plutôt le contraire, en fait, impossible de marcher normalement. Un petit tour au marché de Noël du Pont-Neuf, rien de bien folichon... Alors bien sûr, j'aurais pu essayer celui de Châtelet, de Nation, de Montparnasse, de Saint-Sulpice. Pfff... chaque arrondissement a le sien. Ça casse tout, non ? En plus, les marchés de Noël, c'est bien la nuit, pas dans la journée. Et c'est en passant rue des Saint-Pères que je me suis dit que je pourrais aller voir la dernière demeure de Gainsbourg. Au cours des années, le mur s'est recouvert de plusieurs couches de graffitis. Ce qui était autrefois un hommage émouvant et lisible, est devenu un barbouillage incohérent d'une densité extrême, en gros un bordel sans nom. Le musée promis est toujours attendu... Ne restent donc qu'un mur complètement tagué et une porte condamnée depuis longtemps et c'est bien dommage.

Gainsbourg et Gainsbarre

[Rue de Verneuil, VIe]

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QG 31/10/2009 11:49


C'est bien dommage...je te disais que l'homme ne peut pas s'empêcher de laisser sa trace (sa m---e partout où il passe) désolée...Je me suis encore lâchée, là!!!


Maitre Po, devin 12/11/2009 08:41


Dans ce cas précis, QG, je pense qu'il faut plutôt considérer ça comme un hommage ;-)


A. 11/12/2005 01:17

Tu étais la condition sine qua non de ma raison...Quand l'amour atteint un tel degré de désir fusionnel, l'absence de l'autre devient tout simplement insupportable...

Maître Po 11/12/2005 08:25

L'album Melody Nelson a d'ailleurs été composé dans cette même maison de la rue de Verneuil, par Gainsbourg, qui venait de l'acquérir et Jean-Claude Vannier.
L'amour de l'interprète pour Melody est d'une rare intensité, et le destin tragique de l'adolescente rend son absence effectivement insupportable. Mais Melody, c'était Jane, et Jane était toujours là.
L'album préféré, paraît-il, de Serge Gainsbourg...