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Publié par Maitre Po, devin

Crémations... voilà donc le terrible secret de Pashupatinath. Le guide m'apprend qu'il n'y en a pas tous les jours et que j'ai de la chance. D'autres en ont moins, me dis-je in petto.

Mais déjà une procession s'avance...

 

La foule se masse sur le pont. Ce qui est considéré comme une cérémonie intime chez nous semble être au Népal  une manifestation populaire. Pourquoi pas, d'ailleurs, me dis-je in petto.

 

Traditionnellement, la préparation du corps qui est recouvert de fleurs est effectuée par les hommes de la famille. Rajouter des fleurs à un corps destiné à être incinéré est le comble de l'inutile, donc du beau, me dis-je in petto.

 

Le corps est ensuite déposé sur le bûcher. La crémation va pouvoir commencer... Tout cela est bien impressionnant, me dis-je in petto. Je me suis rarement autant parlé que ce jour-là.

[Pashupatinath, Népal, mai 2007]

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Kinou 21/07/2009 21:14

Merci de me rassurer, mais si le tien est bien mort, il arrive encore que des veuves s'immolent sur le bûcher de leur mari.

Qui sait, Louise est peut-être sa réincarnation !
Pas de quoi rire et pourtant, le premier poème sur lequel je suis tombée :
"Je vis, je meurs, je me brûle et me noye"
belle illustration de tes photos ;-)

Au fait, si tes prochaines photos me dérangent, je zapperai ;-Þ

Maitre Po, devin 22/07/2009 21:05


Pour le sati, c'est l'article suivant (celui avec les photos dérangeantes) ;-Þ
Et effectivement, ce poème de Louise Labé est plus qu'approprié. Belle trouvaille ;-)


Nadja 21/07/2009 12:01

Chaque religion a ses coutumes qui peuvent nous sembler étranges. Mais le mort lui ne sent rien, n'entend rien. Une forme d'hommages. Finalement ce n'est pas plus mal que nos funérariums froids et pour le coup vraiment morbide. Je me demande aussi si dans des pays surpeuplés comme l'Inde (je sais nous sommes au Népal), ce n'est pas aussi une économie de place.

Maitre Po, devin 22/07/2009 19:54


Voire une économie tout court.
La mort est un acte naturel. Après, la façon de la traiter...
Et puis, tous nos cimetières remplis à ras bord, suis pas sûr que ce soit la bonne solution.


Kinou 21/07/2009 10:53

Tout comme ce début de cérémonie, tes photos sont belles, pudiques, pleines de respect, de recueillement.

Mais, même si, in petto, je me dis qu'une fois déposé sur le bûcher, selon sa religion, il va renaître au ciel, le message de Louise me ramène vite les deux pieds sur terre...

Et, me dis-je in petto, pas très envie de voir la suite...
faut dire que je ne crois pas trop à la réincarnation, pour moi, la mort est une fin et toute fin est bien triste.

Maitre Po, devin 21/07/2009 20:10


La crémation n'est pas la mort, mais une façon de la traiter. Et je te rassure, celui qui est incinéré était déjà mort ;-)
Les photos du prochain article devraient être un peu moins pudiques.

Louise est une poétesse, je me suis souvent demandé si ce n'est pas Labé, son patronyme ;-Þ


louise 21/07/2009 09:16

je crois que j'aurais du mal avec le bruit des os qui craquent et l'odeur de chair brulée....

Maitre Po, devin 21/07/2009 09:27


Le bruit et l'odeur ? ;-Þ
Moi, j'étais de l'autre côté de la rivière sacrée, et seule la vue y est sollicitée...


Fauve 21/07/2009 00:49

J'imagine que pas mal de chose nous parle au fond de nous, dans ce genre d'endroit et surtout insolite car non habituer...
j'aime beaucoup la manière comment tu parles de ton voyage au Népal et le ton que tu emplois, sa laisse réveur comme si on venait d'ouvrir un carnet de voyage...

Maitre Po, devin 21/07/2009 08:51


Mais, Fauve, c'est le cas... Enfin, c'est ce que je voulais faire. Et ce n'est pas fini ;-Þ


Melly 21/07/2009 00:24

... mais les fleurs ça ajoutent du "sent bon" à la crémation, non ? (je me dis in petto !)

Maitre Po, devin 21/07/2009 08:50


Les odeurs, les couleurs, ça ne peut pas faire de mal de toutes façons ;-Þ


Nadja 21/07/2009 00:04

Heureusement que je n'ai pas assisté à cela me dis-je in petto. Quoiqu'au fond, rien de si terrible, la vie, la mort ca marche en semble, me dis-je in petto. De quoi avons-nous si peur ? me dis-je in petto.

Maitre Po, devin 21/07/2009 08:49


Tu m'as parlé ? Ah non...  ;-Þ


Quichottine 20/07/2009 22:58

Au moins le corps est-il accompagné jusqu'à son état ultime.

Pourquoi pas ?

Chez nous, la crémation, c'est un cercueil que l'on voit partir dans un four... dont la porte refermée est la pire des choses que j'ai pu ressentir.

Pourtant, je veux être incinérée. Mais je refuse absolument toute présence à ce moment-là.

Je n'ai jamais aimé les enterrements, ni la simple pensée d'un corps qui pourrit peu à peu... Mais je ne veux pas imposer à d'autres ce que j'ai moi-même vécu.

Tu t'es beaucoup parlé... C'est bizarre, tu vois, moi, je ne pouvais pas, ce jour-là. :(

Maitre Po, devin 21/07/2009 08:44


De nos jours, on n'assiste plus aux crémations. On ne voit plus que cette porte dont tu parles s'ouvrir et se refermer. Mais avant, on se recueillait pendant presque deux heures dans une salle dont
la musique choisie par la famille tentait de couvrir les bruits de l'incinération. Et là, on parlait beaucoup à soi-même.