Le journal de Maître Po
(suite de l'épisode précédent)
Le malaise ressenti lors de l'arrivée de la veille, ne s'est pas vraiment dissipé. La visite matinale du Drepung m'a sorti de ma torpeur... momentanément. Ce fichu mal des montagnes est toujours présent.
Cependant, l'idée de pénétrer dans le Potala me stimule et c'est plein d'entrain que je me rends au rendez-vous avec Penba, prévu pour 14h45. L'entrée se fait sur le côté Est, un guichet désert proposant les billets pour étrangers (20 € quand même). Le contrôle d'accès est très strict, il faut montrer patte blanche. Une fois le poste de garde franchi, je téléphone à la catsitter de mon Bubulle pour prendre de ses nouvelles. Le félin va bien, la visite se présente donc sous les meilleurs auspices.
Commence alors la longue ascension des douze étages. Des escaliers sans fin, mais pas sans halte : à pareille altitude, le souffle se coupe fréquemment. Enfin, le mien.
En levant la tête, j'aperçois l'ampleur de la tâche qui m'attend. Et au fond de moi, à chaque marche, grandit la certitude que le Potala se mérite.
L'ascension touche péniblement à sa fin. En cet après-midi de mai, la foule est réduite. Sur mes photos, elle est même absente. Cela dit, sur cette photo-ci, c'est normal : c'est un cul-de-sac, l'entrée est juste derrière moi. Pour la première, j'ai juste attendu un peu... longtemps.
[Potala, Lhassa, Tibet, mai 2007]
Quant à la jeune femme au pull rouge et au chapeau blanc, elle ne se déshabille pas vraiment, comme on le verra dans le prochain article... et pas de jambe (ni autre chose) nue à l'horizon ;-Þ
Et si tu me fuis, je te... mais qu'est-ce que je raconte, moi ? ;-Þ
Je crois que je vais arrêter ma série sur le Potala. Personne ne lit mes articles, tout le monde attend le suivant, c'est un vrai cauchemar...
Tous lisent... certains commentent davantage que d'autres, mais, puisque tu nous tiens en haleine, pourquoi n'es-tu pas content qu'on te demande la suite ?
C'est un lieu inaccessible pour moi... Je serais morte avant d'arriver en haut. :-)
Alors, heureusement que tu as perdu le souffle à ma place.
Merci pour ces images...
(et tu as intérêt à ne pas arrêter la série ainsi... je t'en voudrais !)
Moi, je croyais que les gens réclamaient la suite en espérant qu'elle soit moins calamiteuse que l'article du jour ;-Þ
Tu as visité le Potala le lendemain à 14h45 (ce qui a allégé tes proches de 20 euros). Tu as alors engagé un parcours sportif, digne des plus grands athlètes du Kenya pour arriver au sommet, non pas de ta carrière de grimpeur mais à l'entrée du Temple Sacré. Et là, une étrange jeune femme en pull rouge, de la taille d'une petite guêpe sur mon écran de liliputienne se livre a un étrange spectacle qui provoque l'émoi chez tes lectrices assidues.
Comme je ne vois pas grand chose, je préfère m'imaginer en train de souffler sur une marche.
Sauf que je ne fouille pas mes proches ;-Þ
Je suis certaine que tu plaisantes.
La suite... en espérant qu'elle soit aussi pleine d'inattendu que tu nous l'as annoncé. :-)
Oui, ça se mérite un haut lieu sacré, je me pose une question, as-tu compté les marches ? ^_^
"Un spectacle étonnant", une chinoise qui se déshabille ? celle au pull rouge et chapeau blanc, il me semble apercevoir une jambe nue. Ce qui est sûr, ton appareil photos n'aurait pas raté ça ;-Þ