Le journal de Maître Po
(suite de l'épisode précédent)
Si la blancheur du Potala émerveille dans la journée, la nuit, il prend un tout autre aspect. Sa masse imposante est plus impressionnante encore, et le ciel profond qu'un quartier lunaire tente en vain d'éclaircir rajoute à l'oppression de ce spectacle fabuleux.
Combien de nuits suis-je allé l'admirer, depuis cette esplanade que les chinois ont érigée à ses pieds, et où trône cette représentation aberrante d'une fusée ? Toutes, évidemment. Chaque soir, invariablement, mon tour m'amenait au Potala et chaque soir, invariablement, il était là, paisible, endormi, magnifique.
Une nuit, j'en ai fait le tour avec les pélerins, ceux qui tournent inlassablement autour, parfois en rampant. C'est l'occasion de vous montrer l'envers du décor, l'arrière du Potala. On reconnaît sur cette photo, l'entrée du palais blanc depuis la deyangshar.
Ma visite est sur le point de s'achever. Je suis venu au Tibet, à Lhassa, pour le contempler de mes propres yeux. Il est temps de le quitter. Je me suis tellement enivré de lui que ce départ n'est pas difficile. Peut-être dans quelque temps me manquera-t-il ? Et sans doute dans quelques années n'aurai-je qu'une envie, retourner le voir ? Mais cette dernière nuit, il est là devant moi et je suis heureux.
[Potala, Lhassa, Tibet, mai 2007]
Mais bon, des endroits où je dois retourner, y en a un paquet ;-Þ
La nuit, la vie semble reprendre son souffle, et c'est bien agréable ;-)
Je pense qu'il te manque déjà...;-)
En ce qui concerne l'ambiance qui émane de tes photos, on s'y croirait!!!
Moi aussi, j'ai l'impression que c'était hier...
Merci, Maître Po.
Je souris en te lisant... J'ignore si tu y retourneras, j'ignore si tu referas tous les voyages que tu rêves de refaire, mais j'aime bien savoir que tu étais heureux là-bas, et que ce nouveau partage avec nous t'a fait plaisir.
C'est une très belle série d'articles. Merci.
Bonne journée, Quichottine ;-)
L'espoir d'un autre voyage, un jour... et d'autres photos.
A bientôt pour une autre aventure !
Une présence.
;)
ou c'est juste un effet de contraste ?
j'aime beaucoup la deuxième, les 3 couleurs, et l'impression qu'il n'y a qu'une seule chose : le Potala (à l'exception de l'esplanade, bien sûr)
bah, sinon, le bâtiment est vraiment imposant il ne s'effritera pas de sitôt...
