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Publié par Maître Po, devin

pimlico-tate

L'oeuvre de Millais est largement représentée à la Tate, mais ce peintre majeur anglais n'a donné lieu à aucune présentation quasi-exhaustive de ses oeuvres depuis le dix-neuvième siècle. Le Musée a alors décidé de lui consacrer l'exposition considérable qu'il méritait.

Et un jour, cette semaine, j'y suis allé. Direction Londres et la station de Pimlico, charmant quartier résidentiel, légèrement excentré, qui dessert la Tate. On y est accueilli par ce ravissant carrelage qui nous rassure sur notre destination (moi, j'ai évidemment pris North). Au passage, ce sera ma seule photo personnelle de l'article, car il était interdit (et de toute façon, impossible) de prendre des photos pendant cette exposition, malheureusement très fréquentée.

 

John Everett Millais [Southampton 1829, Londres 1896] est un enfant prodige de la peinture et entre en 1840 à la Royal Academy. En 1848, il fonde le préraphaélisme, avec Rossetti et Holman Hunt. Cette confrérie était destinée à s'opposer au matérialisme victorien et aux conventions néo-classiques de la peinture anglaise de l'époque. Elle s'inspirait des maîtres italiens, privilégiant la nature, adaptant des thèmes médiévaux ou bibliques. Cette période (bénie) ne durera que quelques années, au cours desquelles Millais signera ses principaux chefs-d'oeuvre.

Vers 1855, il change de style et réalise de nombreux portraits. Sa notoriété - c'est à l'époque, le peintre anglais le plus connu - lui assurera un train de vie plus que confortable. L'exposition permet de percevoir ce changement et de le regretter, tant les tableaux de sa jeunesse sont exceptionnels. Même si ses portraits ou ses paysages sont magnifiques, on ne peut que rester fasciné par Ophélie ou Mariana.

Voici quelques unes de ses merveilles, d'une luminosité extrême, que l'on peut contempler à la Tate, même en dehors de l'exposition, pour les deux dernières :

 

Millais-Isabella 
[Isabella, 1848-1849, Walker Art Gallery, Liverpool]

 

En 48, après Hunt, Millais décide à son tour d'illustrer le poème de Keats, Isabella ou le pot de basilic, inspiré d'un conte de Boccace.

 

Fair Isabel, poor simple Isabel!
Lorenzo, a young palmer in Love's eye!
They could not in the self-same mansion dwell
Without some stir of heart, some malady;
They could not sit at meals but feel how well
It soothed each to be the other by.

 

Gracieuse Isabelle, pauvre innocente Isabelle !
Lorenzo, un jeune pèlerin sous l'oeil de l'Amour !
Ils ne pouvaient habiter la même demeure
Sans émotion au coeur, sans souffrance ;
Ils ne pouvaient s'asseoir au repas sans éprouver
Quelle douceur pour l'un était la présence de l'autre.

 

Inutile de préciser que cette histoire ne finit pas très bien. Je tairai donc le rôle important du pot de basilic... Millais accomplissait là sa première oeuvre en tant que préraphaélite (notons le PRB, Pre-Raphaelite Brothers, gravé en bas du siège d'Isabelle). Il n'avait que dix-neuf ans. La plupart des personnages sont des proches de Millais, notamment Dante Gabriel Rossetti - buvant - au bout de la table.

 

Millais-Christ 
[Christ in the House of his Parents, 1849-1850, Tate Gallery, Londres]

 

Exposée à la Royal Academy en 1850, cette oeuvre rencontra une forte opposition et dut être retirée pour être présentée en privé à la Reine Victoria. La scène (si j'ose dire) représente Jésus qui s'est blessé à la main, le sang coulant sur ses pieds. Sa Mère est à genoux, tentant de le réconforter. Saint Jean-Baptiste apporte de l'eau, Sainte Anne veille. On reprocha à ce tableau hautement symbolique d'avoir associé la Sainte Famille aux détails misérables d'un atelier de charpentier. Le Times le trouva révoltant, Dickens le jugea même vulgaire. Cet incident porta un rude coup au préraphaélisme, qui y gagna néanmoins quelques nouveaux membres.

 

Millais-Ophelia 
[Ophélie, 1851-1852, Tate Gallery, Londres]

 

Ophélie est, sans conteste, l'oeuvre la plus connue de J.E. Millais, une oeuvre exceptionnelle, presqu'une photo, tant le réalisme de la situation est hallucinant. Devenue folle en apprenant que son amant a tué son père, la jeune héroïne shakespearienne est là, devant nous, venant de se noyer.

 

Et le Poète dit qu’aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;
Et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

 

écrira plus tard Rimbaud. 

Millais peint le tableau en deux étapes, le paysage d'abord, dans le Surrey, puis Ophélie, ce qui impose à Elizabeth Siddal, à la fois modèle et muse des préraphaélites, de nombreuses séances de pose dans une baignoire - aléatoirement - chauffée. Ce tableau, exposé à la Royal Academy en 1852, recevra aussitôt l'adhésion de la critique comme du public.

 

-> Site officiel de l'exposition

  

Spéciale dédicace à celle qui depuis si longtemps a su me faire partager sa passion pour les Préraphaélites et m'a accompagné dans leur découverte
[Millais, Tate Britain, Londres, du 26 septembre 2007 au 13 janvier 2008]

Commenter cet article

Nadja 21/09/2009 23:22

Il faut la disponibilité, et surtout, surtout, une cat sister triée sur le volet.... Et des idées de shopping... soyons fou. My english tea, this delicious gingerbread, and other sweeties...

Maitre Po, devin 22/09/2009 23:33


Une catsitter est par définition triée sur le volet. D'autant plus que c'st bien souvent le félin qui procède lui-même au choix ;-Þ
Quant aux idées de shopping à Londres, y a pas à s'en faire, elles viennent assez rapidement. Attention, la livre est une unité dangereuse, ça fait plus qu'un euro ;-)


Nadja 20/09/2009 20:25

Oui mais ce n'est pas possible ça.
Mais il y a des promotions sur les vols Pau-Londres je crois, à suivre...

Maitre Po, devin 20/09/2009 23:28


À prendre ;-Þ


Nadja 19/09/2009 23:15

En flânant chez toi, je m'extasie à nouveau sur les oeuvres de ce grand peintre... Qu'est-ce que j'aimerais pouvoir prendre un train et hop me retrouver à contempler ces oeuvres intemporelles au fond.

Maitre Po, devin 20/09/2009 07:36


Habite Paris ! ;-Þ
66 € et 2h15 plus tard, tu es à Saint Pancrace, trois quarts d'heure de plus, tu es dans le rayon Préraphaélites de la Tate classique ;-)


Aurore 26/11/2008 18:35

Encore un article très beau et très complet, Maître Po ! Je suis une grande admiratrice des peintres préraphaélites anglais. Nombre de leurs toiles expriment, grâce au génie de leurs créateurs, tant de passions et de tourments...

Maitre Po, devin 26/11/2008 22:50



Ah, les préraphaélites... quel bonheur ! Faut dire que les thèmes qu'ils représentent nous touchent au plus profond de nous ;-)



Azalaïs 19/11/2007 21:07

J'ai longtemps admiré Ophélie dans divers livres d'histoire ou de Français sans trop savoir expliquer pourquoi! Cette image me fascinait et j'étais loin d'imaginer les astuces du peintre pour peindre son modèle . C'est drôle, je n'avais jamais rattaché Millais aux préraphaélites!Je ne connaissais que Rossetti et Edward Burnes-Jones ! C'est une peinture très fraîche et proche de la nature ! Merci pour cet article !

Maître Po, devin 19/11/2007 21:20

J'ai effectivement l'impression que Rossetti et Burne-Jones - que je préfère au premier - sont plus connus que Millais. Et que dire d'Holman Hunt qui a pourtant peint d'extraordinaires tableaux ? ;-)

Alice HUGO 02/11/2007 08:59

Le talent est une notion subjective. Il se mesure à la jauge du ressenti. L'Art et la beauté procèdent de la même conscience.
" Admirativement ", j'ai dit! HUGH !

Maître Po, devin 02/11/2007 09:21

Bien reçu ;-). 
Mais si le talent est subjectif, Alice, le génie l'est moins. J'ai juste dû me tromper de mot...

Alice HUGO 31/10/2007 12:05

Je confesse ici mon inculture des Peintres Anglais. ( si ce n'est que mon tout premier poème, à lâge de 15 ans, évoquait le drame de l'éternelle Ophélie...)
Ton article en est d'autant plus nourrissant pour moi, Maître Po. Je l'ai parcouru jusqu'à satiété.
Il y a - tu as raison - de la poésie dans ces oeuvres. La puissance délicate du pinceau transcende la beauté.
Encore une fois, merci pour cette généreuse faculté qui revêt tes articles d'une hermine royale.
Admirativement, Alice.

Maître Po, devin 31/10/2007 22:57

Admirativement ? N'inverse pas les rôles ! Quel talent est le tien, qui te fait écrire de la poésie comme d'autres respirent ? ;-)

Muad' Dib 29/10/2007 15:35

Bonjour Maître Po, cette présentation des tbleaux de John Everett Millais est vraiment remarquable.
Comme beaucoup, je ne connaissais que le tableau représentant Ophélie sans pour autant lui en attribuer la paternité.
C'est un enchantement de te suivre au travers de ces quelques toiles.
Bonne soirée,

Maître Po, devin 29/10/2007 17:07

Subakh ul kuhar, Muad-Dib(je m'essaie au fremen ;-)Merci mais je n'ai aucun mérite. Parler de ce qu'on aime est si facile ;-)

Quichottine 29/10/2007 00:36

Mariana est magnifique... Je peux te l'emprunter ?

Maître Po, devin 29/10/2007 06:29

Et en vrai... on reste sans voix.
L'emprunter ? Evidemment, ce n'est pas à moi. Tu peux même la trouver en beaucoup plus grand... ;-)

lucile et lucien 28/10/2007 15:49

on se souvenait bien d'Ophélie mais le reste est aussi splendide ...merci de cet article, nous ne manquerons pas de mieux regarder lors de notre prochain passage à la Tate...d'ici janvier 2008, il faudrait....bonne fin de dimanche et merci du passage sur notre blog.

Maître Po, devin 28/10/2007 18:18

D'ici janvier, oui... mais avant le 13 ;-)

Kinou 28/10/2007 09:02

Je n'aurais pas dû traîner aussi tard ;-Þ

Maître Po, devin 28/10/2007 18:16

C'était pour la bonne cause ;-)

Kinou 28/10/2007 01:29

Le peu que j'ai lu sur le préraphaélisme est passionnant. Comme tu le soulignes, le moindre détail a son importance... sur le tableau de Hunt "l'éveil de la conscience" (que j'ai beaucoup aimé)"le chat qui tourmente un oiseau" est l'un de ces détails.
Les tableaux de cette période sont magnifiques! C'est en songeant à Mariana que je vais me coucher... bon nuit Po-san

Maître Po, devin 28/10/2007 07:24

L'Éveil de la Conscience, le thème de la femme entretenue... un authentique chef d'oeuvre ! En plus, il est aussi à la Tate, j'ai pu le voir après l'exposition. Seul bémol, il y avait un groupe d'étudiants devant, assistée d'un professeur compétent, qui gênaient la vision, mais qui, en contrepartie, apportaient des commentaires intéressants. On ne peut pas tout avoir ;-)

Ma nuit a été bon, Krishnou-san, elle avait même une heure de plus ;-Þ

loralie 27/10/2007 22:23

Je suis nulle en ce qui concerne les peintres et la peinture. J'aime pourtant les toiles que vous nous montrez. Mariana est superbe, vous auriez du la présenter ;-)

Quand à Ophélie je ne connais qu'elle, enfin du moins ce qu'en dit Arthur.

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles ...
- On entend dans les bois lointains des hallalis.

Vous la fin..moi le début..^^

Maître Po, devin 27/10/2007 23:29

Serions-nous complémentaires, loralie ? ;-)Mariana, on pourrait écrire un livre dessus ! Inspiré d'un poème de Tennyson (inspiré lui-même de Mesure pour mesure de Shakespeare) :She only said "My life is dreary, He cometh not" she said,She said "I am aweary, aweary, I would that I were dead !"Elle dit seulement "Ma vie est morneIl ne vient pas" dit-elle,Elle dit "Je suis lasse, lasseSi seulement j'étais morte !"ce tableau est riche en détails significatifs, depuis les vitraux jusqu'à la petite souris, en bas à droite ;-)

Clo 27/10/2007 16:15

Oh honte à moi qui n' ai jamais entendu parler de Millais ! Tu as piqué ma curiosité au vif!
Ces 3 tableaux que tu nous présentes ( +1 dans les com ), enfermés dans leurs 600px ne restituent certainement pas la beauté des originaux, mais ont le mérite d' en donner un aperçu.

Maître Po, devin 27/10/2007 18:30

Je te rassure, Clo, tu n'es pas la seule ;-)Effectivement, la vue de ces tableaux n'a rien à voir, mais alors rien avec les reproductions sur Internet. Celles du (magnifique ) catalogue,  que l'on peut acheter en ligne (en anglais seulement, hélas) sont plus représentatives mais là encore, on est loin de la luminosité des oeuvres originales.

va l'r 27/10/2007 14:44

Merci pour ce bel article.
J'ai découvert la peinture anglaise dans un des ateliers de peinture que j'ai fréquentés.
Au départ, je n'accrochais pas trop, puis petit à petit, j'ai mieux appprécié. A présent, j'aime tout particulièrement Burne-Jones.
Cependant, mon number one en peinture anglaise reste Turner.

Maître Po, devin 27/10/2007 18:23

Le côté médiéval des préraphaélites ainsi que les thèmes abordés rend leurs oeuvres attirantes. Avant cette expo, Burne-Jones était aussi un de mes préférés que Millais a supplanté. À quand une expo Burne-Jones ?

Quant à Turner, ce n'est pas trop ma tasse de thé (si j'ose dire ;-)...

Kinou 27/10/2007 13:05

Je suis venue... j'ai admiré.. et je suis partie découvrir l'univers des préraphaélistes (je ne savais pas qu'ils existaient avant cet article ;-)
J'avais vu Ophélie sans connaître le nom du peintre... grâce à toi j'ai pu voir un autre peintre préraphaélite qui a peint Ophélie
http://palf.free.fr/claire/hughes.htm
Ton article est superbe... il a suscité en moi la curiosité d'en savoir plus... mais hélas il ne peut dépeindre exactement ce moment magique que tu as vécu face à ces toiles !
Je reviens et cette fois, je te laisse un petit mot Arigato gozaimasu Po-san

Maître Po, devin 27/10/2007 18:11

Shakespeare est une mine pour les préraphaélites ;-)Arthur Hughes fait justement partie de ceux qui se sont ralliés à la Confrérie à l'époque du scandale du Christ dans la Maison de ses Parents. Merci pour ton lien, Kinou...

Pam 26/10/2007 23:44

J'avais étudié ce peintre à l'école en histoire de l'art biensûr !!
Je ne suis pas très interessée par ce genre de peinture mais je dois bien avoué que la manière dont le moment est fixé sur la toile dégage beaucoup d'émotion c'est quasiment de la photographie !! je suis très impressionée par ce peintre ! je pourais presque dire que j'aime bien :D

Maître Po, devin 26/10/2007 23:53

Etant sur place, tu n'aurais aucune excuse à ne pas y aller. En plus, Pimlico n'est qu'à cinq stations de Covent Garden ;-)

Marie-Christine 26/10/2007 18:13

Moi aussi je ne connaissais qu'Ophélie, mais les autres oeuvres, valent d'être vues.

Maître Po, devin 26/10/2007 21:49

Et quid de Mariana, que je n'ai pas présenté, uniquement à cause de son format vertical ? ;-)

sylvie 26/10/2007 16:22

Je parlerais bien de lévriers, mais là n'est pas le sujet.... le type en collant blanc essaie de lui flanquer un coup de pied ?
Merci, encore, comme Quichottine je ne connaissais qu'Ophélie.

Maître Po, devin 26/10/2007 20:12

Tu sais, Sylvie, d'une façon très générale, il vaut mieux se méfier des types en collant blanc ;-Þ

jean-marie 26/10/2007 11:50

Merci, cher Maître, de nous faire découvrir ce peintre et les préraphaélites terme un peu vague pour moi... jusqu'à aujourd'hui !
ben oui, un peu béotien parfois sur les bords... Je connaissais tout de même son "Ophélie" mais je n'avais guère prêté attention au nom de l'artiste.
je vais me documenter sur cette "école"
merci encore
amicalement
jean-marie

Maître Po, devin 26/10/2007 20:04

Tu ne pourras qu'être séduit par ces tableaux rappelant les peintres italiens avant Raphael ;-)

krissolo 26/10/2007 11:17

Hello,

Quel bonheur que cet article! J'ai découvert il y a seulement deux deux ans maintenant l'école des préraphaélites. C'était à l'occasion d'une exposition exceptionnelle (dans le vrai sens du terme) à Lyon. Etaient présentés les tableaux qu'un riche américain avait collectionné toute sa vie durant avant de les léguer à Harvard. La collection n'était jamais sortie des Etats-Unis et ne faisait escale qu'à Lyon et Tokyo. Une véritable splendeur, et une après-midi magique. Comme quoi, à l'image de l'expo Cézanne l'été dernier à Aix-en-Provence, il peut arriver parfois que la province fasse la nique à Paris (ou même à Londres ou Amsterdam en l'occurrence).
Un grand merci renouvellé pour cet article. Bonne journée. @ + ...

Maître Po, devin 26/10/2007 20:02

J'ai trouvé une exposition de la collection Winthrop au Musée des Beaux-Arts de Lyon, comportant des oeuvres de Burne-Jones, Hunt et Rossetti, mais c'était en 2003. C'est ça ou pas ? ;-)Sinon, oui, il arrive que la province fasse la nique à Paris... comme tu dis, et tant mieux, c'est l'occasion d'y aller.Et je vois que tu connais la prochaine destination de l'expo Millais, bravo !(et après, c'est Fukuoka et Tokyo)

Quichottine 26/10/2007 02:01

Je dois dire que je ne connaissais qu'Ophélie... mais les autres oeuvres sont très belles et tu en parles magnifiquement bien. En fait, c'est vraiment agréable de relier la poésie à la peinture.

Je repensais à Isabelle... Image du levrier qui s'appuie aux genoux de sa maîtresse, la grande natte dans le dos, en fait, ce tableau regorge de détails !!!

Il faudrait raconter. je le ferai à mon retour. ;-)

Passe un bon week end Maître Po.

Maître Po, devin 26/10/2007 12:15

Et encore, tu verrais les yeux du lévrier, tu fondrais ;-)

Catgeisha 26/10/2007 00:51

Oh, dômo arigatô Po-san pour le lien...
*Cat rougit*

(Comment ça pas à moi ?!! Rhôoo...
Meuh non, je plaisante, malheureusement ce n'est pas moi qui t'ai accompagné à la Tate...effectivement...)

Mata ne ;-)

Maître Po, devin 26/10/2007 01:04

Bah, Cat, c'était la moindre des choses ;-)

Fauve 26/10/2007 00:49

Je connaissais pas du tout son histoire mais le tableau d'Ophélie oui ^^
Merci de cette découverte ^^

Maître Po, devin 26/10/2007 01:01

Je peux t'assurer, Fauve, que voir en vrai Ophélie est une sensation unique, surtout que le tableau est présenté sans verre de protection. Mais les autres oeuvres de JEM valent le détour, et même le voyage ;-)

Catgeisha 26/10/2007 00:28

Ah Ophélie...oeuvre envoûtante de Millais, si magnifiquement illustrée par le poême de Rimbaud...

Kisu kisu Po-san ;-)

Maître Po, devin 26/10/2007 00:40

Magnifiquement illustrée par le poème de Rimbaud... et par l'article de Catgeisha !(mais ce n'est pas à toi que j'ai dédicacé cet article ;-Þ) Kisu kisu, maiko neko san ;-)