Il ne fait pas bien chaud. Où sont passés les 43 degrés quotidiens qui me réjouissent durant la journée ? Le manque de sommeil se fait également sentir, je frissonne. Les ballons sont posés à même le sol et commencent à se gonfler. Moi qui suis sujet au vertige, commence, non pas à me gonfler, mais à douter. Est-ce bien raisonnable, ce voyage en ballon ? Etait-il si nécessaire que ça ?
Mais, indifférents à mes interrogations, les ballons continuent de se gonfler. Je ne sais pas bien lequel est le mien. Et peu importe après tout, du moment que c'est le dernier gonflé, je ne suis pas pressé, moi, ce sont les vacances. Je ne peux cependant m'empêcher d'admirer la transparence irréelle de ces ballons devant un paysage désolé qui n'a pas dû changer beaucoup depuis l'époque antique et faste de Thèbes. Bientôt tout est prêt.
Il est temps de monter à bord des nacelles et trop tard pour reculer. Une fois installé, le capitaine, reconnaissable à son bel uniforme, nous donne des consignes précises dans un anglais peu académique, mais parfaitement compréhensible pour un français : comment survivre à une chute du ballon, comment se positionner en cas d'atterrissage en catastrophe, toutes sortes de choses rassurantes qui, si les incidents mentionnés se produisent, s'avèreront éminemment inutiles.
À suivre...
[Louxor en ballon, Egypte, septembre 2008]
Illustration de fond : Stupa de Swayambunath, Népal - Maître Po©
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